Cheval de guerre

Poème inspiré par le film « Cheval de guerre« .

 

L’étalon à l’allure fière
un sabot grattant la terre
Dresse sa tête harnachée
ses oreilles aux aguets.

Ses naseaux frémissent
détectent l’odeur des prémices
Les mollets de son cavalier tourmenté
tremblants, annoncent l’élancée.

Alors ensemble ils bondissent
se jettent au cœur des sévices
Ils savent tous deux qu’il n’y a pas d’échappée
mais l’un est volontaire l’autre obligé.

Les armes crachent la mort
Bientôt de la selle tombe le corps
sans vie du bourreau du destrier
Qui, seul, ne pourra en réchapper.

Les fusils frappent encore
Ses yeux reflètent la dernière aurore
La guerre achevée
bien des innocents a tué.

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